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L’Atelier BIM Virtuel vu par SUNSQUARE

Voilà 1 année environ que l’Atelier BIM Virtuel (ou ABV pour les intimes) a commencé.

Matthieu ENGLES, chef de projet BIM chez SUNSQUARE, a grandement contribué à la réussite de cette expérimentation. Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan (extraits des Cahiers Techniques du Bâtiment):

Premier constat : la maquette 3D permet incontestablement une résolution en amont des « clashs » de conception : « Dès l’APS, nous avons détecté des conf lits sur les plans, dus à des gaines mal placées, ce qui aurait été presque impossible en superposant les plans 2D. Sur l’opération originale, cela a dû être géré lors du chantier, avec les surcoûts que cela suppose. ».

Afin de tirer tout l’avantage de la maquette, il semble toutefois important que celle-ci soit bien finalisée au moment du chantier… « Il est indispensable que la totalité des lots soient implémentés avant le premier coup de pioche. Si le gros œuvre livre sa maquette étage par étage au fur et à mesure du chantier, les fluides sont bloqués, car nous avons même besoin du dernier étage pour concevoir les réseaux du sous-sol ».

Contrepartie du temps gagné en chantier : les temps d’études, nécessaires pour implémenter la maquette, explosent en amont. « Rectifier un plan filaire en 2D, c’est rapide. Modéliser une gaine en 3D, c’est bien plus long ! Le temps de gestion d’une modification est donc beaucoup plus important ».

Le bon déroulement du projet dépend aussi d’une définition adéquate des livrables par le maître d’ouvrage : « Il n ‘est pas judicieux de se voir imposer un rendu 3D dès la phase APS sur des éléments dont on sait qu’ ils vont être modifiés par la suite. Dans le cas des réseaux, ces éléments peuvent se contenter, dans les premières phases, d’être représentés en filaire. D’où l’ importance de savoir à l’avance ce que l’on modélise, à quel moment ».